Après 32 ans de prison, une Américaine est libérée grâce à des étudiants

Woman Freed

Accusée de complicité pour un meurtre commis par son ex-compagnon, cette femme a bénéficié de la réouverture et du réexamen de son dossier par un collectif d’étudiants en droit.

À 74 ans, Mary Virginia Jones a vécu presque la moitié de sa vie en prison pour un meurtre qu’elle a toujours nié avoir commis. Lundi, sa libération a été ordonnée par un juge de Los Angeles. Elle était défendue par une association d’étudiants en droit, qui s’est mobilisée pour prouver qu’elle n’était pas complice de ce meurtre mais qu’elle avait agi sous la contrainte du seul meurtrier.
«Mère Mary», une femme pieuse
L’association «Post-Conviction Justice Project» (PCJP) la présente comme une «mère dévouée» et une femme pieuse. Son casier judiciaire est vierge lorsqu’en 1981 Mary Jones rencontre Mose Willis, un homme sans domicile fixe qui lui assure vouloir changer de vie. Après quelques semaines, Willis s’installe chez cette aide-enseignante que ses amis surnomment «Mère Mary». Mais le caractère de l’homme change: un jour, il tire sur Denitra, la fille de Mary Jones, et menace les deux femmes de les tuer si elles se présentent à la police pour le dénoncer. Une semaine plus tard, le 3 avril 1981, Jones revient de l’école où elle travaille. En présence de deux autres hommes, Mose Willis essaie de lui extorquer de l’argent pour alimenter un trafic de drogue. Selon le Los Angeles Times , Willis aurait alors pris les individus en otage pour les conduire jusqu’à une allée de la ville. Pour la forcer à les y emmener, il dirige son arme vers sa compagne. Sur place, alors qu’il tire sur les deux hommes, dont un dealer qui décédera suite à ses blessures, Mary Jones parvient à prendre la fuite et à se réfugier chez une amie, où elle sera retrouvée peu après.
Les juges l’estimaient complice car amoureuse
À l’époque, les juges ont admis que la jeune femme était amoureuse de Willis, qu’elle aurait «tout fait pour lui». Malgré plusieurs appels, l’Américaine a vu sa condamnation à perpétuité maintenue. Mose Willis, lui, a été condamné à mort. Il est décédé en 1988 dans le couloir de la mort.
Lundi, les étudiants ont mis en exergue le fait que Mary Virginia Jones avait été battue par Mose Willis, qui «l’avait forcée à participer à l’enlèvement (des deux hommes)» et qu’elle «avait couru loin de cet endroit, persuadée qu’il allait la tuer elle aussi», rapporte NBC Los Angeles.
À sa sortie du tribunal, sa fille Denitra a déclaré que ce rebondissement était «surréaliste. C’est le jour que nous avons attendu toute notre vie.» Son fils Robert a pu voir sa mère pour la première fois depuis trente ans: son casier judiciaire ne lui permettait pas d’obtenir un parloir.
Le Post-Conviction Justice Project permet aux étudiants de se saisir de certains dossiers pénaux, dans lesquels les accusés estiment que leurs droits constitutionnels sont bafoués. Il y a quelques semaines, ils ont obtenu la libération d’un homme qui attendait son exécution depuis plus de vingt ans, pour le le meurtre d’un bijoutier qu’il n’avait pas commis.

LE FIGARO

 

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