Facebook face à la justice pour avoir analysé les messages privés de ses utilisateurs

File photo illustration of a Facebook logo on an Ipad reflected among source code on the LCD screen of a computerLe réseau social fait face à une action en justice pour violation de la vie privée de ses utilisateurs. Ces derniers l’accusent de scanner leurs messages privés pour leur proposer de la publicité ciblée.

Les utilisateurs de Facebook veulent garder leur correspondance privée. Le réseau social a été débouté mardi d’une demande de retrait de plainte par un internaute, qu l’accuse d’avoir espionné ses messages privés pour lui proposer de la publicité ciblée sur ses goûts. Le tribunal d’Oakland, en Californie, a finalement jugé que l’action intentée était justifiée.

Une «pratique commerciale habituelle»

La plainte a été déposée en 2013 par un utilisateur de Facebook, Matthew Campbell. Il a depuis été rejoint par deux autres personnes. Les plaignants reprochent au réseau social d’avoir scanné leurs messages privés à des fins publicitaires. Jusqu’en 2012, Facebook permettait l’analyse de la correspondance de ses utilisateurs: il pouvait notamment repérer les liens vers des sites marchands (comme Amazon) et adapter ses publicités en fonction. Pour les plaignants, cette pratique viole l’Electronic Communications Privacy Act, qui protège les communications électroniques privées des américains.

D’après Facebook, cette loi n’est pas suffisante pour justifier une telle plainte. Le réseau social affirme en effet que l’analyse des messages privés de ses utilisateurs faisait partie de ses «pratiques commerciales habituelles», une exception comprise dans l’Electronic Communications Privacy Act déjà exploitée par d’autres fournisseurs de services en ligne. Elle permet par exemple à Gmail, la plateforme d’emails de Google, de scanner les messages reçus et envoyés à ses utilisateurs afin de proposer des publicités adaptées à leurs intérêts. Face aux critiques, et quelques actions en justice, il a néanmoins modifié ses conditions d’utilisation en avril afin d’être plus clair sur ces pratiques.

Le tribunal d’Oakland a jugé que Facebook n’était pas en droit d’échapper à la plainte de Matthew Campbell. Le réseau social «n’a pas donné suffisamment d’explications sur le caractère nécessaire et habituel de la pratique dénoncée», a expliqué le juge Phyllis Hamilton. Contacté par l’agence Reuters, Facebook n’a pas souhaité commenter cette décision.

LE FIGARO

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Publié dans Actualité internationale

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