Burkina Faso : Faut-il passer à une 5ème République ?( Conclusion)

Conclusion : les forces vives doivent faire un choix politique clair en matière de réforme constitutionnelle

conférenceEn définitive, les participants au dialogue démocratique du CGD ont de manière quasi unanime plaidé pour le passage à une 5e République au Burkina Faso. Autrement dit, il est nécessaire de tout mettre à plat en vue de passer à une nouvelle République fondée sur un véritable Etat de droit démocratique. Le passage à une cette nouvelle République, prenant en compte les aspirations profondes des citoyens burkinabè, est envisagé comme une forme de rupture avec la 4e République marquée par l’hégémonie du clan Compaoré et le néo-patrimonialisme dans la gouvernance des affaires de l’Etat.

Si les participants ont été presque unanimes sur cette option politique, les modalités de passage à une nouvelle République demeurent très disputées, voire controversées. En effet, l’idée de référendum constitutionnel ne semble pas enthousiasmer certains acteurs politiques qui soulèvent deux inquiétudes, à savoir le risque de confusion au niveau des électeurs qu’engendrerait le couplage des scrutins, et les contraintes de temps pour un débat inclusif et participatif sur le projet de Constitution. Ces inquiétudes, quoique légitimes, ne sont cependant pas insurmontables si la volonté politique est forte au niveau des partis politiques et de la société civile.

En clair, deux options sont ainsi ouvertes pour le Burkina Faso en matière de réforme constitutionnelle : soit procéder à des amendements ciblés qui pourraient être adoptés par le Conseil national de transition (CNT), soit soumettre au peuple une nouvelle Constitution à travers un référendum couplé aux scrutins prévus le 11 octobre 2015. Cette dernière option qui parait la plus légitime d’un point de vue démocratique ne semble pas susciter l’adhésion de l’ensemble des partis politiques. C’est pourquoi, le CGD plaide fortement pour un débat inclusif et participatif au sein de la classe politique afin que cette question combien fondamentale pour l’avenir de notre pays soit tranchée dans les meilleurs délais de manière consensuelle. En effet, si la transition fait l’économie de réformes constitutionnelles profondes, le risque est grand que notre pays retombe dans les mêmes travers qui ont émaillé le régime Compaoré…

Première partie

Deuxième partie

Troisième partie

source: Centre pour la Gouvernance Démocratique

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Publié dans Droit

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