Contrôle de l’action gouvernementale: l’indemnisation des victimes du putsch et du coup d’Etat…

LAssemblée-nationale-du-Burkina

Le député Alexandre Jérémie SANKARA à travers une série de questions a interpellé le Ministre en charge de la Solidarité nationale, Laure ZONGO/HIEN sur l’indemnisation des victimes de l’insurrection et du putsch. Une question portée à son absence par le député Michel BADIARA. En réponse Madame le ministre a fait le point des victimes (45 décès, des blessés, des veufs, veuves et orphelins et les emplois perdus…). Des décisions de justice n’ayant pas encore été rendu, on ne peut pas parler d’indemnisation, cependant l’accompagnement social de ses sinistrés a couté à l’Etat à ce jour, la somme de 632 236 439 FCFA. A cela s’ajoutent de nombreuses contributions de personnes de bonne volonté et des institutions. Des gestes que Laure ZONGO/HIEN saluent à sa juste valeur, car au-delà de la justice à leur rendre et de l’accompagnement social auquel ils ont droit, le peuple burkinabè leurs doit une dette de sang.
Par une question orale sans débat, le Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Alkassoum MAÏGA a été interpellé par le député Michel BADIARA. Sa préoccupation porte sur le manque de filières de formation universitaire pour certaines formations techniques. Pour le ministre Maïga, cette question pose le problème de l’adéquation formation – emploi et le taux d’absorption des diplômés. La politique actuelle de l’enseignement supérieur consiste à diversifier les filières de formation. C’est ce sens que le gouvernement a entrepris la construction de nouvelles universités à Gaoua et à Kaya, de même que la normalisation d’écoles de formation en universités complète à Dédougou, Ouahigouya et Fada.
La troisième question orale sans débat est formulée par le député Koumbaterssour Nicolas DAH et adressée au ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation (MENA) Martin COULIBALY. Le député veut savoir quel financement le MENA apporte à l’OSEP et l’implication des autres départements ministériels comme celui en charge du sport et de la culture dans cette activité ? Dans sa réponse, le ministre a signalé la création de la direction des activités sportives, culturelles et des loisirs pour prendre en charge ses questions. Pour ce qui de l’appui financier à l’OSEP, depuis 2012, chaque circonscription d’éducation de base (CEB) est doté de deux cent mille (200 000 FCFA) pour l’organisation des compétitions. Le MENA bénéficie de l’appui technique des ministères en charge du sport et de la culture.
Le ministre Alkassoum Maïga a de nouveau été sollicité par le député Kodjo Jacques PALENFO dont la question a été déclinée par le député Moussa ZERBO, relativement à la gestion des Masters portés par des enseignants – chercheurs à l’université de Ouagadougou.
Dans sa réponse, le ministre Maïga a fait remarquer que les masters portés par les enseignants – chercheurs ont un encrage institutionnel dans les UFR, un encrage pédagogique et une gestion financière centralisée au niveau de l’UO avec une clé de répartition des frais de scolarité entre l’université et les porteurs des masters.
Les deux dernières questions orales avec débat ont eu trait aux grossesses non désirées et aux interruptions volontaires de grossesses des préoccupations déclinées par les députés Raphaël K. KOUAMA et Kodjo Jacques PALENFO. Deux questions adressées respectivement au ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation et au ministre de la santé.
Le ministre en charge de l’éducation a en guise de réponse, fait l’état des lieux en matière de grossesses non désirées, les facteurs de risque, les conséquences du phénomène dans le milieu scolaire et les actions entreprises par son département.
Sur les avortements, le ministre de la santé Nicolas DAH a déclaré qu’on dénombre 120 000 cas par an. Ce sont a – t – il décrit des femmes plus jeunes, non mariés, sans enfants et vivant en ville. Selon la loi a reconnu le chef du département en charge de la santé, l’interruption volontaire de grossesse (IVG) est illégale. Aussi partant du fait que l’avortement n’est provoqué que lorsque la grossesse n’est pas désirée, il a proposé plusieurs solutions pour juguler le problème :
1. La légalisation et la création d’infrastructures pour offrir aux femmes qui le désirent ce service ;
2. La promotion de l’abstinence sexuelle des jeunes et des femmes en âge de procréer.
Cependant l’adoption de l’une ou de l’autre de ses solutions relève d’un choix de société a – t – il conclut.

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Publié dans Droit

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